Si tu pars vers Compostelle avec ton compagnon à quatre pattes, tu te poseras forcément la question : où passer la nuit après une longue journée de marche ? C’est un vrai sujet… mais bonne nouvelle, il y a toujours une solution.
En France : plusieurs options ouvertes
Au printemps, quand je suis partie avec Missak et Ropin, les nuits restaient fraîches. J’ai donc surtout dormi en gîtes et auberges, parfois en chambres d’hôtes, un peu en bivouac… et les campings sont aussi une excellente option.
- Gîtes pour pèlerins L’accueil dépend beaucoup des lieux et des personnes. Certains acceptent les chiens dans les dortoirs, d’autres non. Les chambres individuelles, elles, sont plus souvent ouvertes aux animaux – mais le tarif est plus élevé. L’avantage, c’est que tu restes dans l’ambiance du chemin, avec cuisine commune et repas partagés.
- Chambres d’hôtes / hôtels En général, pas de souci pour loger avec un chien. Une recherche sur Booking permet vite de trouver des adresses. En revanche, il faut prévoir un budget supérieur (souvent plus de 50 € la nuit).
- Campings Excellente option. Ils sont nombreux, abordables, et la plupart acceptent sans problème les chiens. C’est parfois la solution de repli idéale quand les gîtes sont complets ou fermés aux animaux.
- Bivouac J’avais opté pour un équipement minimaliste : tarp et bâche. Léger et pratique, à condition de trouver un bon spot (abri du vent, eau à proximité). L’inconvénient, c’est du matériel en plus, et par 10 °C la nuit, mes chiens avaient parfois froid.
En Espagne : un peu plus compliqué
De l’autre côté de la frontière, les règles sont plus strictes. Mais avec un peu de flexibilité, tout reste possible.
- Albergues Officiellement, les chiens sont interdits à l’intérieur. En pratique, j’ai souvent trouvé des compromis : mes chiens dormaient dehors, dans un garage ou un jardin, et moi en dortoir. Cela permet de profiter de la cuisine, de la douche et de l’ambiance, pour un prix très accessible. Par contre, si ton chien est réactif ou anxieux quand il est séparé, ça peut être compliqué.
- Hôtels / pensions Comme en France, certains acceptent les chiens, mais c’est plus cher et demande un peu de recherche.
- Campings Très pratiques : on en trouve régulièrement, surtout sur le Camino del Norte ou le Primitivo. Pas chers, accessibles, et généralement ouverts aux chiens.
- Bivouac En Espagne, il est officiellement interdit, avec un risque d’amende. Sur les parties sauvages comme le Norte, on peut toutefois planter sa tente discrètement en dehors des villages. Pour ma part, j’ai dormi environ 80 % du temps en tente : moitié en bivouac, moitié en camping. Et parfois, la chance du chemin : un habitant qui m’a invitée à installer ma tente dans son jardin, avec douche et repas partagé. Là-bas, j’avais remplacé mon tarp par une tente ultra-light : un vrai bon choix.
Une école de lâcher-prise
L’hébergement avec un chien sur le Chemin, c’est surtout apprendre à s’adapter. Il faut accepter que le plan idéal n’existe pas, mais qu’une solution finit toujours par se présenter. Comme je faisais souvent de petites étapes, j’arrivais tôt et j’avais le temps de chercher tranquillement où dormir. Et au fil des jours, j’ai découvert que ces imprévus font partie intégrante de l’aventure.
Et toi, tu imagines plutôt partager un dortoir convivial, réserver une chambre tranquille, planter ta tente au camping… ou dormir sous les étoiles avec ton chien blotti contre toi ?

